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Congo- Banque mondiale : Augmenter l’instruction des filles, pour combattre les inégalités de genre

03 Juil

Photo : Amadou Ba, Ludovic Oniangué et Mme Marine Gassier.

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Le département macroéconomique de la Banque mondiale a réalisé une étude qui décrit les disparités entre les sexes dans l’accès à l’éducation et à la participation au marché du travail, en République du Congo. La présentation de cette étude a fait l’objet d’un atelier de restitution technique organisé par la représentation de la Banque mondiale, le mercredi 25 juin 2014, dans la salle de conférences de la B.d.e.a.c (Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale)…à Brazzaville, sous l’égide de Ludovic Oniangué, directeur de cabinet de la ministre de la promotion de la femme et de l’intégration de la femme au développement, en présence d’Amadou Oumar Bâ, représentant-résident par intérim de la Banque mondiale au Congo. Le rapport explique les différences et propose des politiques permettant de les atténuer ou réduire ces inégalités.

L’atelier a rassemblé plus d’une cinquantaine de participants venus des différentes administrations publiques, de la société civile et des partenaires au développement du Congo. L’étude, qui a duré près de neuf mois, a été menée par Mme Marine Gassier, en qualité d’experte. 

Faisant l’analyse des données collectées auprès des sources comme l’E.d.s (Enquête démographique et de santé) de 2011, l’E.co.m (Enquête congolaise auprès des ménages) de 2011 et le D.s.r.p-2 (Document de stratégie pour la réduction de la pauvreté), Mme Marine Gassier a souligné que l’inégalité entre hommes et femmes est l’un des principaux obstacles au développement économique de la République du Congo. 

Le système éducatif au Congo se caractérise par un taux de scolarisation primaire très élevé et l’absence de différences entre filles et garçons à ce niveau. 86% des enfants entrent à l’école primaire à l’âge requis de 6 ans et 96% des enfants de 7 ans sont scolarisés. Malheureusement, le taux d’achèvement du cycle primaire et secondaire reste, cependant, faible, dans l’ensemble. Les filles arrêtent leurs études à un plus jeune âge et les garçons restent en plus grand nombre. Les faibles taux d’achèvement s’expliquent, en partie, par des taux de redoublement. Cependant, les filles qui parviennent à rester scolarisées redoublent moins que les garçons. Les filles issues des ménages pauvres et ruraux sont les plus vulnérables. Le risque d’abandon précoce est plus élevé pour elles que pour les garçons. 

Le rapport souligne, aussi, que les jeunes congolais, en particulier les femmes, ont peu de possibilités d’emplois. Le manque de diversification de l’économie nationale et un secteur privé peu développé sont des obstacles importants à la création d’emplois. Les femmes entrent dans le marché du travail à un plus jeune âge que les hommes, mais elles sont beaucoup moins susceptibles de travailler après 22 ans. 

Pour pallier les inégalités entre hommes et femmes, l’étude recommande, entre autres, l’augmentation du niveau d’instruction des filles, peut être également facilitée par des politiques complémentaires visant la santé et les choix reproductifs; et la diversification de l’économie, des politiques d’intervention directe sur le marché du travail peuvent promouvoir efficacement l’emploi des jeunes femmes, spécifiquement sur le marché formel. Après des échanges, le rapport a été adopté avec des amendements pertinents. 

«Il y a de cela plus d’une année que nous avions convenu, avec le gouvernement, de conduire une étude diagnostique sur la situation du genre dans le pays, en nous appuyant sur des enquêtes existantes. Ces quelques constats nous permettent de mieux comprendre l’origine des inégalités de genres et de souligner que les obstacles à l’épanouissement de la femme congolaise sont aussi des obstacles au développement économique du pays», a déclaré Amadou Oumar Bâ, à la clôture.

«Nous sommes davantage satisfaits, car ce rapport arrive à point nommé. En effet, dans quelques mois sera lancé le processus d’évaluation de la politique nationale genre et son plan d’action, en vue de la formulation d’une nouvelle approche du genre», a fait savoir Ludovic Oniangué.

Par Jrang An@go.

Posté par Jrayms, depuis ma « Tablette GALAXY » via WordPress.com (for Android), Congo-Brazza, +242 04 437 76 30 Courriel : angongaj@gmail.com

 

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