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Cinquantenaire des relations diplomatiques entre le Congo et la Russie : «Un demi-siècle de coopération fructueuse, d’amitié et de confiance mutuelle»

23 Mar

Photo : La délégation de l’ambassade de Russie.
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Brazzaville a commémoré le cinquantenaire de l’établissement des relations diplomatiques entre le Congo et l’Ex-URSS, aujourd’hui Fédération de Russie, par une exposition-photos, suivie d’un déjeuner d’amitié, mercredi 19 mars 2014, au palais du peuple, sous le patronage du président de la République, Denis Sassou Nguesso. En présence de Basile Ikouebé, ministre des affaires étrangères et de la coopération, de Youri Romanov, ambassadeur de Russie au Congo, de la majorité des membres du gouvernement, des conseillers du chef de l’Etat, des administrateur-maires et des membres de la communauté russe, etc.

Deux toasts ont été prononcés par le ministre congolais des affaires étrangères et de la coopération et par le diplomate russe, qui a réaffirmé que «la Russie a toujours été et restera un ami fidèle et allié du peuple congolais».

Le 16 mars 1964, à Moscou, Andrei Andreyevich Gromyko, ministre des affaires étrangères de l’URSS, et Charles David Ganao, ministre des affaires étrangères et de l’information du Congo signaient, au nom de leurs gouvernements respectifs, le communiqué portant établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, a rappelé Basile Ikouebé, dans son allocution, avant d’ajouter: «Ils exprimaient, alors, la certitude que ces relations allaient «contribuer au développement de la coopération internationale ainsi qu’à la consolidation de la paix universelle».

Pour Youri Romanov, l’URSS, qui avait eu l’initiative de faire adopter, par l’assemblée générale des Nations unies, une déclaration proclamant l’abolition complète du colonialisme, avait reconnu «l’indépendance du Congo, le 14 août 1960, un jour avant sa proclamation officielle».

Après l’établissement des relations diplomatiques et la signature des premiers accords bilatéraux, en 1964, «sur la coopération culturelle et scientifique», «économique et technique» et «le commerce mutuel», «pendant plusieurs années, l’Union soviétique a accordé au Congo une  aide désintéressée dans la création de sa propre industrie et de la science ainsi que dans la formation des cadres nationaux. Plus de sept mille citoyens congolais ont été formés dans les établissements de l’enseignement supérieur soviétique et russe. Plusieurs générations de médecins, de géologues, de constructeurs, d’hommes de l’art, d’agronomes et de professeurs soviétiques ont travaillé ici. Les spécialistes soviétiques ont construit à Brazzaville, la Maternité Blanche Gomez, l’hôtel Cosmos, l’imprimerie nationale, la laboratoire vétérinaire, l’immeuble de l’Ecole supérieure du parti», a rappelé le diplomate russe, comme pour retracer l’action de son pays en faveur du Congo.

Ce que Basile Ikouebé a reconnu: «Le Congo révolutionnaire était isolé, notamment dans son environnement immédiat et craint pour les risques de contagion idéologique qu’une telle expérience représentait. Il va très vite se tourner, la même année, vers de nouveaux partenaires, comme la République Populaire de Chine, la Russie, le Viet-Nam, Cuba…».

Mais, cette coopération combien dynamique a connu un ralentissement, dans les années 90, à cause de la dissolution de l’URSS, de la crise aigüe que traversait la Russie et des changements politiques au Congo, reconnait-on, au niveau des deux pays. 

«C’est aussi l’occasion de se féliciter du partenariat établi entre le Congo et l’URSS dans le soutien aux luttes de libération dans le monde, particulièrement en Afrique où nos deux pays se sont illustrés dans leur engagement dans le combat contre l’apartheid et pour la décolonisation de l’Angola», a poursuivi Basile Ikouebé.Le reste n’a été que le rappel des grands moments, particulièrement les voyages officiels des chefs d’Etat congolais à Moscou, à commencer par le président Alphonse Massamba-Débat, en 1965, le président Marien Ngouabi, en 1975, le président Denis Sassou Nguesso, en 1981 et en novembre 2012. Et la visite de Michael Bogdanov, le vice-ministre russe des affaires étrangères, à Brazzaville, le 9 octobre 2013.

Parlant des perspectives d’avenir, Basile Ikouebé a soutenu la politique internationale russe basée, selon lui, sur «le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures des autres Etats, le rejet de la règle de deux poids, deux mesures», «le dialogue pour régler les crises», pour «un monde de paix, de justice et d’égalité».

Signalons que la cérémonie de la visite de l’exposition-photos était retransmise en direct à la radio et à la télévision nationales, tandis que trois jours avant, le 16 mars, l’ambassadeur Youri Romanov était interviewé par la rédaction de Télé-Congo, en compagnie de Claude Ernest Ndalla, conseiller du chef de l’Etat et premier étudiant congolais en URSS. Les deux pays ont ainsi commémoré «un demi-siècle de coopération fructueuse, d’amitié et de confiance mutuelle».

Par Jrang An@go.

Posté par Jrayms, depuis ma T@blette GALAXY via WordPress.com pour Android, Congo-Br@zza, +242 04 437 76 30, Courriel : lescloches@hotmail.fr

 

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