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Poésie : Serge Eugène Ghoma Boubanga refait surface dans «Vents solaires»

12 Nov

Photo : Serge Eugène Ghoma Boubanga (au milieu)

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Après «Derniers silences», paru en 2011, Serge Eugène Ghoma Boubanga vient de publier un autre recueil de poèmes, intitulé: «Vents solaires», aux Editions L’Harmattan. La présentation et dédicace de ce livre a eu lieu, vendredi 8 novembre 2013, à l’I.f.c (Institut français du Congo), ex-C.c.f (Centre culturel français), à Brazzaville. Devant un public venu nombreux et auquel s’est joint un certain nombre de personnalités. 

Le nouveau livre de Serge Eugène Ghoma Boubanga comprend 49 poèmes, pour 65 pages. Et a pour préfacier le Pr Mukala Kadima Nzuji. Présentant le recueil, le Pr André Patient Bokiba qui avait à ses côté, Jackson Makouezi, des Editions L’Harmattan Congo, a affirmé: «Dans ce livre, Serge Eugène Ghoma Boubanga a un regard privilégié sur les choses qui nous sont tout à fait courantes. Sur le contenu et les axes thématiques de ce livre, la poésie a partie liée avec l’inconfort. Cette poésie est traversée par l’angoisse du malheur, la douleur, il y a beaucoup de douleur. La mort est omniprésente dans ce recueil». Outre cela, un des axes, c’est la famille, nourriture d’une ressource importante, en termes d’amour filiale, il y a, par exemple, le portrait de ma mère, la fidélité à la mémoire du père. Il y a, aussi, les ascendants et les descendants. D’ailleurs, plusieurs poèmes de l’auteur font allusion aux «matangas» et aux incertitudes. Il compte, aussi, un poème qui s’intitule «Mes doutes». Et un autre qui porte le titre de Cauchemar».

D’après le Pr Bokiba, ce qu’il y a de commun entre le poète et le lecteur, c’est le regard tout à fait singulier. Ce sont les modalités de transfiguration, à travers la substance des mots, la transcription de ce réel, ce mouvement qui va du regard vers la plume. «L’écriture pratique de Serge Eugène se singularise par la densité et l’insolite des images et des métaphores. En incorporant la hardiesse des images, les renforcer par des comparaisons auxquelles le poète recourt, souvent, en termes de superposition et d’enchevêtrement d’éléments de son imaginaire. Un autre trait de son écriture: le tambourinement et les anaphores. L’auteur allie également, sa tradition par rapport à la tradition poétique», a-t-il souligné.

Parlant de sa motivation à écrire «Vents solaires», Serge Eugène Ghoma Boubanga a révélé que c’est le choc provoqué en lui par la tragédie du 4 mars 2012 et par la perte de ses deux jumelles qui l’ont conduit à cela: «C’est une image qui m’a perturbé. Et donc, dans la nuit, naturellement, à 3h du matin, je n’arrivais pas à fermer les yeux. J’ai écrit ce texte qui, aujourd’hui, apparaît comme un exutoire. Ici, le poète écrit pour se dépasser, se délivrer de cette douleur horrible dont certaines familles ne se sont pas encore relevées. Il s’agit, simplement, pour moi, de se donner du courage, de voir les choses différemment et c’est ainsi que la chute du poème est plus ou moins optimiste. Les autres textes intègrent les thématiques variées. Une thématique plurielle parmi eux, je me permets de rendre hommage à mon épouse. Et puis, naturellement, le thème récurrent, celui de la mort, mais également, la suite du temps».

A propos de la récurrence de ses thèmes et de la persistance de la mort dans sa création, l’auteur a expliqué: «Elle est consubstantiellement inscrite en moi, parce que, au commencement de mon écriture, il y a, effectivement, la perte de mon frère aîné et donc, cette création littéraire est née d’un enfantement douloureux. La mélancolie qui se retrouve au travers de ses modestes vers traduit, certainement, un trait caché de ma personnalité. Mais, pour vous dire, sincèrement, la poésie, telle que moi je l’aperçois, c’est, avant tout, une possibilité de partager des émotions ou de cultiver auprès de vous mes lecteurs des émotions. Je pense qu’il est important d’exprimer des sentiments aussi forts que l’amour, que la passion, que la colère, la rage, de la même façon, la mélancolie se retrouvera, naturellement, dans mes prochaines œuvres», a confié Serge Eugène Ghoma Boubanga.

Signalons que cette cérémonie a été couplée à la présentation, avec brio, des extraits des poèmes de l’auteur contenus dans ses deux recueils de poèmes et ceux de Tchicaya U Tam’si, par la Compagnie d’art Africain, que dirige Charles Baloukou.

Par Jrang An@go.

Posté par Jrayms, depuis ma T@blette GALAXY via WordPress pour Android, Congo-Br@zza, ÷242 04 437 76 30, Courriel : lescloches@hotmail.fr

 

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