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Élections législatives : plus d’une trentaine de partis et groupements politiques signent le code de bonne conduite

29 Juin

Photo 1: Les signataires posant avec les officiels.   Photo 2 : Pascal Tsaty Mabiala et Pierre Ngolo signant le document.

Le document signé le 28 juin à Brazzaville vise, entre autres, à rassurer la population congolaise sur un scrutin libre, transparent et apaisé, le 15 juillet prochain

Trente-sept partis et groupements politiques tant de la majorité présidentielle, du centre que de l’opposition, viennent de signer le code de bonne conduite. Il s’agit, entre autres, du Parti congolais du travail (PCT), du Club 2002-PUR, duMouvement de la solidarité et de la démocratie, du Rassemblement pour la démocratie et le développement, de l’Union panafricaine pour la démocratie sociale, de l’UDR Mwinda et du Conseil national des républicains (CNR).

L’absence de certains partis et groupements de l’opposition sont à signaler, parmi lesquels, l’Alliance pour la République et la démocratie de Mathias Dzon et le Parti social-démocrate congolais de Clément Mierassa. Toutefois le document reste ouvert pour les non signataires. Le document édicte une conduite à tenir avant, pendant et après les élections.

Le représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement(Pnud), Lamin Manneh, a encouragé la volonté des responsables des partis et groupements politiques de contribuer à la consolidation de la démocratie et de la paix au Congo. Selon lui, cette initiative offre au Congo l’occasion de consolider sa démocratie par l’organisation des élections transparentes et participatives.« Les élections constituent un moment important dans la vie d’un pays. Il s’agit à chaque fois de renouveler le personnel chargé de gérer les affaires publiques congolaises. Elles doivent placer en leur centre, les préoccupations des citoyens qu’on s’impose de satisfaire », a rappelé le coordonnateur du système des Nations unies.

Présidant la cérémonie, le ministre d’État, coordonnateur du pôle de la Souveraineté, Aimé Emmanuel Yoka, a rappelé que la signature de ce documentn’était pas une offense ni une insulte à la démocratie mais plutôt un rappel et un appel à l’écoute des acteurs politiques. « Ce code n’aura de valeur que par le respect que nous aurons tous : gouvernement, acteurs politiques, partenaires et citoyens ordinaires. En le signant, vous venez de poser un acte républicain d’une très haute portée démocratique, le gouvernement prend acte de votre engagement solennel et veillera à ce qu’il soit tenu », a-t-il assuré.

Réactions des acteurs politiques

Selon le secrétaire du PCT, Pierre Ngolo, son parti respectera ses engagementsafin que le processus électoral au Congo se passe dans un climat de paix et de sécurité et que les prochaines législatives soient incontestables grâce à leurtransparence et leur crédibilité. « C’est un engagement que le parti a pris aux côtés des autres forces politiques pour que les élections soient des moments de mobilisation des citoyens pour la consolidation de la démocratie au Congo. Nous espérons que les autres partis feront un effort pour tenir leurs engagements pour que le Congo soit véritablement un espace de démocratie, de liberté et de paix, voilà l’ambition du PCT », a déclaré Pierre Ngolo.

D’après le président du parti Convergence citoyenne, Bonaventure Mbaya, la signature du code de bonne conduite obéit bel et bien aux conclusions de la concertation politique d’Ewo pour aller vers des élections libres et apaisées.« Ce texte devrait témoigner de la volonté des acteurs politiques à tourner le dos à la guerre, à la polémique, aux violences et au cafouillage ainsi qu’au trucage des élections. C’est également un document à double tranchant puisqu’il met le couteau à la gorge de tous les partis politiques signataires pour qu’ils suivent le contenu de ce document », a-t-il reconnu, se réjouissant du fait que la signature reste ouverte aux autres partis.

Le candidat du CNR à Vindza, Florian Werner Miangouila, regrette quant à lui, le fait que certains alinéas du document soient déjà violés. Il s’agit de la mesure interdisant aux candidats l’utilisation des moyens de l’État pour des faits de campagnes électorales. « Tous les ministres sortants, tous les administrateurs qui sont candidats utilisent allègrement les moyens de l’État pour faire leur campagne.Il faut que chacun commence dès maintenant à respecter cette charte violée avant sa signature », a-t-il conclu.

Soulignons que ce document a été initié par le Pnud, dans le cadre du projet « Aux acteurs étatiques et non étatiques dans le processus électoral en République du Congo » mis en œuvre en partenariat avec l’Union européenne, l’USAID et la France.                                                                           Parfait Wilfried Douniama

 

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