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Exploitation pétrolière : Le chef de l’Etat a officiellement lancé la mise en production de Moho Nord 

Photo : Patrick Pouyanne, pendant son allocution.
  

Lors d’un séjour de travail à Pointe-Noire, le président de la République, Denis Sassou-Nguesso, en compagnie de son épouse, Mme Antoinette, a procédé, vendredi 11 décembre 2015, au lancement officiel de la mise en production du champ pétrolier appelé «Moho Nord phase 1 bis», situé à 75 kilomètres au large de Pointe-Noire, et d’une capacité de production de 40.000 barils pétrole par jour.

C’était au cours d’une cérémonie en présence d’une douzaine de membres du gouvernement, dont le ministre des hydrocarbures, Jean-Marc Thystère-Tchicaya, des autorités locales, du directeur général du groupe Total, Patrick Pouyanné, des responsables des autres sociétés, dont Jérôme Koko, Directeur général de la S.n.p.c (Société nationales des pétroles du Congo). De même, dans l’après-midi, il a posé la première pierre relative à la construction de l’Université catholique du Congo, à Liambou.

Ainsi donc, la société Total E&P Congo a mis en production, avant la fin de l’année 2015, le gisement Moho Nord, dans sa phase 1 bis, exploité en partenariat avec Chevron Congo (31,5%) et la S.n.p.c (15%). La filiale du groupe français ayant 53,5%. 

Lancée en mars 2013, l’exploitation de ce gisement situé à des profondeurs d’eau allant de 750 à 1200 mètres a été un grand défi technologique pour le groupe français. Moho Bilondo Phase 1 bis est le premier projet du permis offshore Moho Bilondo. Le deuxième projet, Moho Nord, entrera en production, selon la société Total E&P Congo, avant fin 2016. Les deux projets vont permettre de produire 140.000 barils par jour.

Le développement de ces deux projets a nécessité une véritable prouesse technologique et un important investissement de 10 milliards de dollars (environ 5000 milliards de francs Cfa). Moho Phase 1bis a nécessité le forage de 11 puits sous-marins, avec l’installation de deux pompes sous-marines multiphasiques les plus puissantes au monde.

La deuxième activité du chef de l’Etat à Pointe-Noire a été la pose de la première pierre pour la construction de l’Université catholique du Congo, à Liambou, dans le district de Loango (département du Kouilou). 

Lors d’une rencontre avec les sages et cadres ressortissants du Kouilou, au palais du peuple, à Brazzaville, le vendredi 24 avril dernier, le président Denis Sassou-Nguesso avait promis la réalisation de ce projet universitaire. La promesse est tenue et c’est la société Total E&P Congo qui s’occupe du financement des travaux, prévus pour 30 mois, suivant son engagement relatif aux projets sociaux, dans le cadre de la mise en production du projet Moho Nord phase 1 bis. Mais, le coût total du projet n’a pas été communiqué.

La cérémonie de pose de première pierre s’est déroulée en présence des évêques du Congo, dont Mgr Daniel Mizonzo, évêque de N’Kayi, président de la Conférence épiscopale. 

L’Université catholique va compter, en son sein, une Faculté des sciences, un rectorat, une bibliothèque, un auditorium de mille places, un restaurant et une résidence universitaire de 100 chambres d’étudiants et 10 appartements de professeurs. 

Principal établissement de cette université, la Faculté des sciences sera composée de cinq départements autonomes (biologie, chimie, physique, informatique et géologie) et huit laboratoires. Chaque département disposera de deux salles de cours d’une capacité de 60 étudiants, pour un cycle de trois années (Licence). La Faculté pourra accueillir jusqu’à 800 étudiants.

Par Jr LesCloches.

 

Parlement : Organisation d’un séminaire sur l’abolition de la peine de mort au Congo

Photo : Christian Loubassou

  

Le président de l’assemblée nationale, Justin Koumba, a reçu en audience, mardi 29 septembre 2015, dans son cabinet de travail, à Brazzaville, Christian Loubassou, président d’Acat-Congo (Action des chrétiens pour l’abolition de la torture), une O.n.g créée en France en 1974 et qui lutte pour l’abolition de la torture et de la peine de mort. La toile de fond de leur entretien a porté sur le séminaire parlementaire sur l’abolition de la peine de mort que Brazzaville va abriter, du 29 au 30 octobre prochain. «Nous avons profité de l’occasion pour le féliciter de cette initiative prise par l’assemblée nationale congolaise.

Mais aussi, de lui présenter le communiqué final sanctionnant l’atelier des leaders d’opinion sur l’abolition de la peine de mort qui s’est tenu, à Brazzaville, du 22 au 23 septembre dernier», a expliqué Christian Loubassou à la sortie d’audience.

Christian Loubassou a exprimé sa disponibilité au président de l’assemblée nationale, président du comité d’organisation du séminaire parlementaire sur l’abolition de la peine de mort au Congo, à se mobiliser avec les autres organisations de la société civile, afin que le séminaire-atelier qui sera organisée à Brazzaville, par la France, l’O.i.f (Organisation internationale de la Francophonie) et les Organisations non-gouvernementales qui œuvrent pour l’abolition de la peine capitale soit une réussite. «Nous avons la mission de responsabiliser la population et les leaders religieux sur la tenue de ce séminaire», a-t-il laissé entendre.

Le 5 mai dernier, le président de l’assemblée nationale avait reçu en audience, une délégation française chargée de préparer ce séminaire parlementaire. Les deux parties avaient échangé sur la nécessité d’impliquer les parlementaires congolais dans le processus de l’abolition de la peine de mort au Congo. À la sortie d’audience, les hôtes de Justin Koumba avaient fait savoir à la presse que les sénateurs et les députés congolais sont appelés à soutenir l’engagement des Etats de retirer la peine capitale des codes pénaux. Cela tombe bien car, actuellement, le gouvernement, par le biais du Ministère de la justice, des droits humains et de la réforme de l’Etat, a engagé, avec le soutien de l’Union européenne, à travers le Pareda (Projet d’actions pour le renforcement de l’Etat de droit et des associations), une réforme des codes juridiques au Congo.

Pour mémoire, la Constitution de 2002 ne traite pas de la peine de mort, mais elle affirme, dans son article 7, que «la personne humaine est sacrée et a droit à la vie. L’Etat a l’obligation absolue de la respecter et de la protéger». Cependant, la peine de mort existe toujours dans le Code pénal congolais. Elle est prononcée dans des cas particuliers tels que l’homicide, la haute trahison, l’espionnage ou encore les délits contre l’Etat. La peine capitale n’est, cependant, plus appliquée de facto, depuis 1982, mais systématiquement commuée en peine de travaux forcés à perpétuité.

Au plan international, le 18 décembre 2007, l’assemblée générale de l’O.n.u (Organisation des Nations unies) a adopté la résolution 62/149 appelant à un moratoire sur les exécutions dans le monde. Cette résolution (comme les autres résolutions de l’O.n.u) n’a pas de valeur contraignante, mais peut être vue comme le signe que la majorité des États souhaitent remettre en cause la peine de mort. Cependant, huit des dix pays les plus peuplés du monde ont voté contre la résolution qui a été renouvelée en 2014.

Rappelons que la peine de mort est une violation des droits fondamentaux de l’être humain au vu des articles 3 et 5 de la Déclaration universelle des droits de l’homme. En effet, elle est une peine prévue par la loi consistant à exécuter une personne ayant été reconnue coupable d’une faute qualifiée de «crime capital». La sentence est prononcée par l’institution judiciaire à l’issue d’un procès. En l’absence d’un procès, ou dans les cas où celui-ci n’est pas réalisé par une institution reconnue, on parle d’exécution sommaire, d’acte de vengeance, de justice populaire ou de justice privée, autant d’actes incompatibles avec le droit. 

En franchissant le cap de la suppression de la peine de mort dans son arsenal judiciaire, le Congo va être parmi les pays leaders africains dans ce domaine.

Par Jr LesCloches.

 

Ministère des hydrocarbures : Des accords signés avec des sociétés pétrolières

Photo de famille, après la signature.

 

Le Ministère des hydrocarbures et les sociétés S.n.p.c (Société nationale des pétroles du Congo), Eni-Congo, Perenco, Petro-Congo, Total E&P Congo et Chevron ont signé, lundi 8 juin 2015, dans la salle de réunion dudit Ministère, à Brazzaville, plusieurs accords visant la revalorisation des ressources pétrolières en République du Congo.

C’est André-Raphaël Loemba, ministre des hydrocarbures, qui a présidé cette séance de travail, avec la participation de Denis Gokana, conseiller spécial du chef de l’Etat, président du conseil d’administration de la S.n.p.c, Lorenzo Fiorillo, Directeur général d’Eni-Congo, Olivier Stocchi, Directeur général de Perenco, Pierre Jessua, Directeur général de Total E&P Congo, M. Makaya, Directeur général adjoint, chargé de l’amont à la S.n.p.c.

Le premier accord signé engage le Gouvernement et la société Eni-Congo dans un contrat d’exploration et de partage de production du champ Ngolo, situé dans le département de la Cuvette, et de Marine 6 bis, aux larges de Pointe-Noire. «C’est un business gagnant/gagnant entre le Congo et Eni Congo», a fait savoir Lorenzo Fiorillo.

Le deuxième accord signé entre le Ministère des hydrocarbures et les sociétés S.n.p.c, Perenco et Petro-Congo est relatif à la novation du régime contractuel applicable à Yombo-Masseko. Il introduit le régime de partage de production sur ce champ. «C’est un accord pour lequel nous avons des négociations, depuis maintenant un an, avec l’Etat congolais. Il s’agit du champ Yombo-Masseko, au Nord du Congo, à la frontière avec l’Etat gabonais. C’est un champ très ancien avec des huiles lourdes, difficiles à extraire. C’était le dernier champ sous convention dans ce pays. L’Etat souhaitait convertir cette convention en contrat de partage de production qui est le format utilisé pour la totalité des autres champs», a expliqué Olivier Stocchi. Selon lui, cet accord, d’une durée de vingt ans, va «redonner vie à ce champ, un champ sur lequel nous avons des installations très anciennes, que nous devons renouveler».

A entendre ce responsable du domaine pétrolier, le Gouvernement congolais attend de ses différents partenaires, sur les deux ou trois prochaines années, des investissements majeurs: la construction d’un nouveau terminal avec traitement du pétrole sur le terminal, la construction de nouveaux puits, dans l’ordre, d’un demi-milliard de dollars américains. En termes d’apports sur ces investissements, la part de Perenco est de 42,5% et celle de la partie congolaise, de 57,5%. 

Le dernier accord signé concerne le Ministère des hydrocarbures, la S.n.p.c, Total E&P Congo et Chevron. Il porte sur le permis d’exploitation Nkossa, l’avenant n°19 à la convention d’établissement du 17 octobre 1968 entre la République du Congo et Total E&P Congo, l’avenant n°5 au partage de production haute-mer. 

Pour Pierre Jessua, «le bien-fondé de cet accord est de pouvoir refondre les conditions initiales du développement de Nkossa, afin d’avoir un accord gagnant/gagnant avec la République du Congo». Nkossa a été mis en production, en 1996, et a, déjà, produit 320 millions de barils. Il reste à produire environ 100 millions de barils, selon le Directeur général de Total E&P Congo.

Par Jr LesCloches.

 

6ème arrondissement Talangaï (Brazzaville) : Un don de matériels aratoires et utilitaires aux habitants du quartier Kanga-Mbandzi

Photo : Aimé Bembé remettant symboliquement le don.

                                                  

Au cours d’une rencontre citoyenne organisée, jeudi 4 juin 2015, à Talangaï, dans le sixième arrondissement de Brazzaville, par l’Association sportive Lépoungoussou des jeunes du quartier Kanga-Mbandzi, Aimé Bembé, président d’honneur de ladite association, a offert un don de matériels aratoires et utilitaires aux jeunes de cette association, et aux mamans de ce quartier, dans son ensemble, préalablement répertoriés.

Après les quartiers de Poto-Poto, Jacques Opangault, et de Bacongo, dans les troisième, neuvième et deuxième arrondissements de Brazzaville, le tour est revenu au quartier Kanga-Mbandzi où Aimé Bembé a fait un don de matériels aratoires (65 brouettes, 150 marmites de marque aluminium destinées aux mamans qui fabriquent et vendent les maniocs), 20 machines à coudre et 10 casques de coiffure destinées aux jeunes filles, 6 motos avec benne, 4 services de maillot et 4 ballons pour quatre équipes et 250 pièces de pagne. 

Justifiant le choix du matériel offert, Aimé Bembé a affirmé que c’est pour permettre aux jeunes d’assurer des activités génératrices de revenus, afin de se prendre en charge. «Je prends le cas des motos Kavaki. On m’a dit que ça rapporte plus qu’un taxi en recettes journalières. C’est pour rendre la dignité aux jeunes. Un jeune sans emploi est obligé de quémander. Mais là, il se responsabilise; il retrouve sa dignité, parce qu’il a sa recette. Les mamans qui vendent les maniocs, je leur ai donné les marmites; les jeunes filles, surtout les filles-mères, les jeunes filles désœuvrées, au lieu d’aller dans la rue, elles vont se regrouper en mutuelle ou en coopérative, pour apprendre la couture et la coiffure».

Selon Aimé Bembé, une telle action sociale contribue, d’une manière ou d’une autre, à la consolidation de la paix. «C’est pas grand-chose, mais c’est à mon modeste niveau. Si chaque Congolais, qui a eu la chance d’avoir un peu, peut donner un petit peu aux autres, je crois que la paix va se consolider», a-t-il dit. Pour lui, les jeunes désœuvrés, «c’est une véritable bombe sociale qu’il faut désamorcer».

Poursuivant son propos, le président d’honneur de l’Association Lepoungoussou a indiqué qu’un tel geste est, pour lui, une façon d’exprimer sa gratitude vis-à-vis de la population congolaise. «J’ai une dette sociale envers la population. C’est la raison pour laquelle, quand je viens ici faire des dons, ce n’est pas un cadeau, c’est, pour moi, un devoir. J’ai eu la chance d’étudier en Europe, ce ne sont pas mes parents qui ont payé mes études, mais c’est l’Etat congolais. Donc, l’argent de vos impôts ou de vos parents». 

Pour rappel, Aimé Bembé a fait un don d’ambulance au centre de santé intégré du quartier Jacques Opangault, dans le neuvième arrondissement, Djiri, de Brazzaville.

Par Jr LesCloches.

 

43ème journée mondiale de l’environnement : Josué Rodrigue Ngouonimba tient à la gestion rationnelle de l’écosystème

Photo : Josué Rodrigue Ngouonimba.

                                                                                  

Pour lutter contre les perturbations environnementales singulièrement traduites par le réchauffement climatique, le ministre du tourisme et de l’environnement, Josué Rodrigue Ngouonimba, a, dans son message à l’occasion de la 43ème journée mondiale de l’environnement, jeudi 4 juin 2015, à son cabinet de travail, à Brazzaville, appelé à l’utilisation judicieuse des ressources naturelles.

Fêtée chaque 5 juin, cette journée a été célébrée, cette année, sous le thème: «Sept milliards de rêves. Une seule planète. Consommons avec modération». 

Changements climatiques, perte de la biodiversité et dégradation des terres sont le résultat négatif des perturbations environnementales. C’est la conséquence du mode de vie et du type de consommation humaine. Une hypothèse, d’ailleurs, développée dans le 5ème rapport du G.i.e.c (Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat), lequel confirme l’influence humaine sur le système climatique. Pour preuve, entre 1970 et 2010, les émissions de gaz à effet de serre dues à la combustion du fuel fossile et des procédés industriels ont contribué, à environ 78%, à l’augmentation du gaz à effet de serre.

 En Afrique, par exemple, ce rapport indique que les écosystèmes sont, effectivement, touchés par le réchauffement climatique. Ce qui représenterait une menace pour la sécurité humaine, alimentaire, sanitaire et économique, devenue très angoissante. Face aux enjeux du moment, Josué Rodrigue Ngouonimba a annoncé la tenue, en décembre 2015, à Paris, d’une conférence à destination des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques. Objectif: aboutir à un nouvel accord international sur le climat, applicable à tous les pays. Ces derniers y apporteront ainsi leur pierre à l’édifice.

Selon le ministre Ngouonimba, le Congo apportera sa contribution à cette conférence. Un document à ce sujet est, d’ores et déjà, en cours d’élaboration, avec l’appui de différents partenaires. Il a exhorté les membres du comité national sur les changements climatiques, à s’impliquer dans les différentes phases de ce processus. «La richesse ou la prospérité des Nations ne devraient pas se faire au détriment de notre bien commun qu’est la planète. L’humanité devrait donc repenser ses modes de production et de consommation, de manière à favoriser les possibilités de renouvellement des ressources naturelles», a-t-il déclaré.

«L’humanité consomme bien plus que nous fournit la planète. De nombreux écosystèmes ont atteint un point critique d’épuisement de ressources, à cause non seulement de la forte croissance démographique, mais également et surtout, du développement économique», fait-il constater, appelant à une meilleure gestion de ces ressources visiblement fragilisées. Résultat attendu: l’éradication de la pauvreté, grâce à une prospérité garantie de générations en générations. Et un seul mot d’ordre à respecter: la préservation de l’environnement, par une action de portée mondiale. Une préoccupation du groupe de travail sur la plate-forme de Durban (Afrique du Sud). 

Au Congo, il faut le rappeler, le Gouvernement donne corps à plusieurs initiatives visant à préserver l’environnement et l’exploitation rationnelle des ressources naturelles. Des actions dictées par «Le chemin d’avenir», projet de société du président de la République. Démarches bienfaisantes auxquelles Josué Rodrigue Ngouonimba invite tous les acteurs sociaux, «pour que les «sept milliards de rêves» fondent une société viable», dit-il.  

Par Jr LesCloches.

 

Conférence internationale sur l’exploitation illégale et le commerce illicite des produits de la faune et de la flore sauvages d’Afrique : Une stratégie continentale, un plan d’action et une feuille de route adoptés à Brazzaville

Photo : Firmin Ayessa

Ouverte le 27 avril 2015 par la réunion des experts, qui a précédé celle des ministres, co-présidée par le président de la République, Denis Sassou-Nguesso, et par son homologue tchadien, Idriss Déby-Itno, le 29 avril dernier, en présence de Daniel Ona-Ondo, premier ministre gabonais, Mme Tumusiime Rhoda Peace, commissaire à l’agriculture et à l’environnement de l’Union africaine,  Ibrahim Thiaw, directeur adjoint du P.n.u.e (Programme des Nations unies pour l’environnement)…

Benoît Bosquet, directeur sectoriel en environnement et ressources naturelles à la Banque mondiale, et Henri Djombo, ministre de l’économie forestière et du développement durable, la conférence internationale de Brazzaville a été clôturée par le ministre d’Etat Firmin Ayessa, directeur de cabinet du chef de l’Etat, au palais des congrès, à Brazzaville, le jeudi 30 avril 2015. Les résultats de cette conférence ont abouti à l’adoption d’une stratégie unifiée pour aider l’Afrique à lutter contre le commerce illicite des produits de la faune et de la flore sauvages, assortie d’un plan d’action et d’une feuille de route, contenus dans une déclaration dite de Brazzaville, rendue publique par  Raphaël Edou, ministre béninois de l’environnement, chargé de la gestion des changements climatiques, du reboisement et de la protection des ressources naturelles.

La conférence internationale de Brazzaville sur la protection de la flore et de la faune sauvages d’Afrique s’est déroulée en deux segments: celui des experts et le segment de haut niveau, qui a permis d’avoir des débats fructueux. La stratégie continentale adoptée va permettre d’endiguer les fléaux qui menacent les produits de la faune et de la flore sauvages d’Afrique. Des actions concrètes, contenues dans le plan d’action, seront mises en œuvre. Mais, la stratégie sera finalisée sous la supervision de la commission  de l’Unité africaine. 

Dans la déclaration de Brazzaville, les pays africains détenteurs de la biodiversité se sont engagés dans la lutte contre la criminalité environnementale. Des recommandations ont été formulées à l’endroit des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine, à l’Union africaine et à la Banque africaine de développement. Les pays africains ont pris l’engagement de veiller à ce que toutes les mesures prises pour lutter contre les crimes sur les espèces sauvages soient conformes aux obligations prévues par les lois internationales, relatives aux droits de l’homme, au droit humanitaire et aux droits des populations autochtones et marginalisées. Ils encouragent les partenaires au développement, les agences des Nations unies, les organisations internationales et non-gouvernementales, le secteur privé, la société civile et les médias, à améliorer et à renforcer leur collaboration active et conjointe avec les gouvernements, les parlementaires et les communautés économiques régionales, pour la mise en œuvre des recommandations de la déclaration dite de Brazzaville. 

Clôturant les travaux, Firmin Ayessa a souligné qu’«avec l’adoption de la stratégie régionale, du plan d’action et de la feuille de route, notre continent va disposer, désormais, d’un cadre de référence, à partir duquel tous les pays devraient élaborer leur stratégie nationale de lutte contre l’exploitation illégale de la flore et de la faune sauvages. Ces outils constitueront également une base de collaboration avec les pays de transit et ceux d’utilisation finale des produits de la faune et de la flore sauvages illégaux».

Dans une conférence de presse, Henri Djombo, Mme Tumusiime Rhoda Peace et Ibrahim Thiaw ont rassuré que les recommandations prises à la conférence internationale de Brazzaville connaîtront leur application, pour une riposte robuste nationale, régionale et internationale pour la sauvegarde de toute la faune  et la flore sauvages d’Afrique.

Par Jr LesCloches.         

                                                              

                                              
 

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Conférence International de la Prévoyance Sociale : Retour de la Guinée Équatoriale au sein de l’Instance sous-régionale

Conférence International de la Prévoyance Sociale : Retour de la Guinée Équatoriale au sein de l’Instance sous-régionale

Le ministre d’Etat Florent Ntsiba présidant la cérémonie d’ouverture.Après une décennie d’absence, la Guinée Equatoriale a décidé de reprendre, officiellement, ses activités au sein de la C.i.pre.s (Conférence interafricaine de la prévoyance sociale). C’était à la faveur de la réunion du comité d’experts restreint pour son retour au sein de la C.i.pre.s, tenue le 5 février 2015, à Brazzaville.

La cérémonie d’ouverture a été placée sous le patronage du ministre d’Etat Florent Ntsiba, ministre du travail et de la sécurité sociale, en présence d’Innocent Makoumbou, secrétaire permanent de la C.i.pre.s, Karim Bamba, président du comité de surveillance de la prévoyance sociale, Evariste Ondongo, directeur général de la C.n.s.s (Caisse nationale de la sécurité sociale) et des représentants des pays membres de C.i.pre.s.

Dans son mot de bienvenue, le ministre d’Etat Florent Ntsiba a rappelé qu’après avoir assumé, il y a un an, la présidence du conseil des ministres des Etats membres de la C.i.pre.s, le Congo réaffirme sa vocation panafricaniste et se met, en réalité, au service d’un vaste chantier destiné à élargir et consolider le champ de coopération interafricaine en matière de sécurité sociale. Selon lui, sur le front de la prévoyance sociale, l’avenir de la C.i.pre.s constitue l’un des défis les plus audacieux pour l’Afrique.

S’exprimant au nom des instances de la conférence, Innocent Makoumbou, secrétaire permanent, a déclaré que la réunion du comité s’inscrit dans la logique de solidarité qui consiste à rassembler l’ensemble des Etats membres de la C.i.pre.s, afin que, grâce à la contribution et aux efforts de tous, «notre institution d’intégration régionale puisse davantage gagner en efficacité et conquérir de nombreux succès dans un domaine où les attentes des populations sont les plus pressantes».

Présidée par Karim Bamba, la réunion de Brazzaville a permis d’examiner les préoccupations de la République de Guinée Equatoriale et la proposition de solutions concrètes, en vue de faciliter son retour au sein de la C.i.pre.s. Le comité, mis en place pour discuter de la question guinéenne, a recueilli les préoccupations de la Guinée équatoriale qui se résument en deux points: celles liées au contexte juridique et institutionnel et la question relative aux arriérés de cotisations.

Après une journée d’intenses débats, le comité a retenu les conclusions se rapportant aux points précités.
Sur le premier point, relativement aux insuffisances relevées par la Guinée Equatoriale dans l’atteinte des objectifs de la Cipres et, qui ne lui ont pas permis, par le passé, de tirer profit de l’action de l’institution, jusqu’en 2004, année de la suspension de sa participation aux activités de la conférence, le comité a rassuré la Guinée Equatoriale que ces préoccupations avaient, également, été relevées par d’autres membres. Néanmoins, des réponses ont été apportées, pour en tenir compte. Pour que la Guinée Equatoriale apprécie les avancées réalisées depuis lors, le comité a retenu de mettre à la disposition des autorités guinéennes, un document retraçant les principaux chantiers réalisés en matière d’harmonisation, de formation, ainsi que le contenu des réformes entreprises, permettant à la conférence de s’adapter aux nouveaux défis et mutations observées.

S’agissant des préoccupations relatives aux arriérés de cotisations, le comité a proposé que la question des cotisations ne constitue point un obstacle au retour de la Guinée Equatoriale à la C.i.pre.s. A cet effet, le comité s’en remet à la décision du conseil des ministres de cette institution.

Tout compte fait, le comité s’est accordé sur le retour effectif de la Guinée Equatoriale à la C.i.pre.s. Il a, par ailleurs, souhaité voir le pays frère participer à la prochaine session du conseil des ministres qui se tiendra du 17 au 20 février prochain au Gabon, d’autant plus qu’il devrait assurer la présidence tournante de la C.i.pre.s, après le Gabon, en 2016.

Instituée le 21 septembre 1993, à Abidjan (Côte-d’Ivoire), la C.i.pre.s, compte, à ce jour, quinze Etats membres, entre autres, le Congo, le Cameroun, les Comores, le Togo, pays qui abrite le siège, le Bénin, le Mali, la RDC et le Burkina-Faso.

Par Jr LesCloches

 

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