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À propos de angongaj2011

Attaché au Cabinet du Chef de l'Etat, Stratège & Blogger Indépendant. Maître en Economie du Développement option : Relations Economiques Internationales, Auteur de cinq Blogs, trois Pages Googles+, et d'un Livejournal sur le Web depuis juin 2011. Aussi, je suis présent dans les réseaux professionnels à savoir : Viadeo, Linkedin, Xing et les réseaux généralistes qui sont : Twitter et Facebook.

Santé publique : Le Congo relève sa cote d’alerte contre les menaces du virus Ebola

Photo : François Ibovi livrant sa communication aux corps constitués internationaux.

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Face à la résurgence de l’épidémie de fièvre hémorragique à virus Ebola dans le pays voisin qu’est la République Démocratique du Congo et de sa progression en Afrique de l’Ouest, la République du Congo a décidé de relever sa cote d’alerte par une gestion organisée, associant tous les acteurs de santé, pour réagir pragmatiquement face aux problèmes que pose la menace épidémiologique aux frontières.

D’où la série d’activités organisées par le Ministère de la santé et de la population, en partenariat avec l’O.m.s, à Oyo et bien d’autres localités Nord du pays, à travers les sessions de formation sur la prévention et le contrôle de la fièvre hémorragique à virus Ebola; l’organisation d’une campagne de mobilisation pour sensibiliser les populations de ces localités à risque, ainsi que la dotation en matériels de protection. 

Pour le gouvernement, il s’agit d’un véritable défi à relever, d’autant plus que la province de l’Equateur, en RDC, qui est touchée par l’épidémie d’Ebola, fait frontière avec deux départements de notre pays, en l’occurrence la Likouala et la Cuvette. La session de formation en appui aux départements exposés aux risques de l’épidémie organisée à partir du 28 août dernier, à Oyo, par le ministre de la santé et de la population, rentre dans cette stratégie de prévention, pour protéger les populations.

Selon François Ibovi, elle doit fournir les armes théoriques susceptibles de renforcer les capacités des agents de santé en matière de prévention, de contrôle et, éventuellement, de riposte ainsi que de prise en charge des personnes atteintes. «Le gouvernement n’entend ménager aucun effort pour empêcher l’importation de cette maladie virale mortelle dans notre pays», a précisé le patron de la santé, à l’ouverture de la session de formation inaugurale qui s’est poursuivie dans sept localités du Nord du pays.

L’expertise mise à la disposition des participants a été choisie en fonction des connaissances étendues sur les questions de prévention, de contrôle, de riposte et de prise en charge des malades d’Ebola. «Les mouvements des populations entre les deux rives des fleuves, le Congo et l’Oubangui, sont si intenses que certaines dispositions doivent être prises, afin de prémunir notre pays contre cette maladie à virus Ebola ayant déjà occasionné 13 morts, à Jera, ville située à 600 kilomètres de Mbandaka, en République démocratique du Congo», a expliqué François Ibovi.

Plusieurs thèmes liés aux aspects de prévention, de manipulation du virus, de l’organisation de la prise en charge des cas avérés ou suspects ont été développés. «Cette session est l’amorce d’une série de formation en cascade. Après la partie septentrionale du pays, suivra la partie Sud où seront organisés des ateliers», a fait savoir, quant à lui, le prof. Alexis Elira Dokekias, directeur général de la santé, qui, dans le cadre de cette riposte, a conduit, du 27 au 29 août 2014, une délégation du Ministère de la santé et de la population, associée aux représentants de l’O.m.s, dans  quelques localités du Nord du pays, à savoir: Mpouya, Makotipoko, Loukoléla, Liranga, Impfondo, Bétou, Pokola et Ewo. Au cours de ces visites, des dons de matériels de première nécessité (uniformes de protection, gants et masques pour les personnels de santé, thermo flashs et les désinfections, etc) ont été distribués. 

Par ailleurs, le directeur général de la santé, appuyé par le prof. Obengui, le Dr Boumandoki et Mme Diafouka, ont sensibilisé les populations sur le danger que constitue la fièvre hémorragique à virus Ebola, les mesures à prendre pour éviter que cette infection ne soit importée ou réactivée. 

Dans le cadre de la riposte contre la pandémie, il sied de signaler que des sessions de formations seront également organisées à l’intention des journalistes, des douaniers, des gendarmes et policiers et des agents évoluant dans le secteur de l’économie forestière. Toutes ces actions qui sont menées sur le terrain intègrent, tout simplement, les mesures de prévention, car, comme le disait José Marti, «la meilleure médecine est celle qui prévient et non celle qui guérit».

Par ailleurs, le mardi 2 septembre dernier, le ministre Ibovi a annoncé que le gouvernement va mobiliser un montant estimé à 1.170.185.000 francs Cfa, pour mettre en exécution son plan de contingence, de prévention et de riposte contre la fièvre hémorragique à virus Ébola.

Dans le cadre de ce plan d’urgence, une circulaire, rappelant l’importance et l’application des mesures de préventions, a été adressée aux préfets, sous-préfets,  maires et aux directeurs départementaux de la santé.

Par Jrang An@go.

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Ministère des Affaires foncières et du domaine public : Un nouveau décret détermine les conditions d’acquisition de terrains

Photo : Pierre Mabiala (Ph. d’archives)

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Le ministre des affaires foncières et du domaine public, Pierre Mabiala, a animé, vendredi 29 août 2014, dans la salle de conférence du Ministère des affaires étrangères et de la coopération, à Brazzaville, une conférence de presse sur le décret du 28 mai 2014 modifiant et complétant certaines dispositions de l’ancien décret du 17 août fixant les modalités de contrôle de la gestion foncière. Cette réforme de la procédure d’acquisition de biens fonciers en République du Congo a pour souci «de prévenir l’arnaque, l’escroquerie et la superposition des ventes anarchiques des terrains». 

Le ministre Pierre Mabiala a expliqué que le décret présidentiel publié sous le numéro 2014-242 du 28 mai 2014 modifie et complète certaines dispositions du décret 2011-548 du 17 août 2011 fixant les modalités de contrôle de la gestion foncière. Il s’inscrit dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires en République du Congo, en vue de garantir, durablement, un environnement propice aux investissements et améliorer l’offre de terrains sécurisés. Le nouveau décret supprime le protocole de vente, réduit le délai de l’enquête parcellaire préalable de 30 à 7 jours et précise la procédure de ce contrôle. Il insiste sur le rôle central de l’administration du cadastre dans la procédure d’acquisition des terrains.

Dorénavant, pour acquérir, en toute sécurité, une parcelle de terrain au Congo, la procédure est la suivante:
– Premièrement: la réception des deux partis contractantes par l’administration du cadastre, après avoir constaté que les deux parties se sont librement convenues sur l’objet, le prix et les modalités de paiement;
- Deuxièmement: la constitution de l’équipe d’enquête parcellaire préalable, composée des agents du cadastre, du domaine de l’Etat, de l’Agence foncière pour l’aménagement des terrains, du Bureau d’études et de contrôle des travaux cadastraux et du Fonds national du cadastre, de la mairie ou de la sous-préfecture;
- Troisièmement: l’organisation de l’enquête parcellaire préalable sur le terrain, objet de la vente avec les parties contractantes, dans un délai de cinq jours;
- Quatrièmement: établissement de la fiche d’enquête préalable assortie des résultats de l’enquête.

Pour le ministre Pierre Mabiala, «si les résultats de l’enquête parcellaire ne sont pas concluants, le directeur départemental du cadastre, sur rapport de l’équipe d’enquête, émet un avis défavorable et met un terme à la procédure de mise en œuvre de transaction foncière; si les résultats sont concluants, le directeur départemental du cadastre délivre à l’acquéreur une attestation d’identification cadastrale, dans un délai de deux jours». Dans cette procédure, l’administration cadastrale délivre au vendeur et à l’acquéreur d’une parcelle de terrain, les actes littéraux que sont: la fiche d’enquête parcellaire préalable; l’attestation d’identification cadastrale et le livret de contrôle de la gestion foncière. 

La fiche d’enquête parcellaire est l’acte par lequel les administrations du cadastre, du domaine de l’Etat, de l’Agence foncière pour l’aménagement des terrains, du Bureau d’études et de contrôle des travaux cadastraux et du Fonds national du cadastre déterminent l’adresse cadastrale, la consistance, la superficie et le caractère «aedificandi» et identifie le propriétaire légitime d’une parcelle de terrain. L’attestation d’identification cadastrale est l’acte par lequel le directeur départemental du cadastre certifie les informations issues de l’enquête parcellaire préalable, exactes, conformément aux documents cadastraux.

Le livret de contrôle de la gestion foncière est un carnet contenant les renseignements sur la traçabilité de la gestion des espaces fonciers. Il est délivré au propriétaire ou au titulaire des fonciers coutumiers par le ministre en charge des affaires foncières et du domaine public, pour servir d’instrument de contrôle de la gestion de sa propriété foncière, afin d’en déterminer la superficie restante, après chaque transaction opérée sur l’ensemble de son patrimoine foncier, jusqu’à épuisement de celui-ci. 

Désormais, tout dossier constitué pour l’établissement d’un permis d’occuper ou d’un titre foncier ne comprenant pas l’attestation d’identification cadastrale sera rejeté et aucun de ces documents ne sera délivré, soit par la mairie ou la sous-préfecture, pour le permis d’occuper, soit par la Conservation des hypothétiques et de la propriété foncière, pour le titre foncier.

Enfin, le ministre des affaires foncières et du domaine public a mis en garde tous ceux qui sont concernés par la gestion foncière: «Les lois et règlements de la République sont faits pour être exécutés. Le nouveau décret, objet de la présente rencontre avec vous, sera appliqué dans toute sa rigueur. Le président de la République ne l’a pas signé pour être classé dans les tiroirs des bureaux. Je n’entends pas tomber dans ce travers.

C’est pourquoi j’insiste à dire que les acheteurs des terrains qui ne se conforment pas à la nouvelle procédure d’acquisition des terrains instaurée par le nouveau texte ne se feront délivrer, ni permis d’occuper, ni titre foncier et la vente sera déclarée irrégulière», a-t-il martelé.

Par Jrang An@go.

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Ministère de l’économie forestière et du développement durable : La Chine prête à aider le Congo, pour mieux protéger sa faune et sa flore

Photo : Ambassadeur chinois, Guan Jian, et le ministre Henri Djombo, pendant leur entrevue.

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Dans une entrevue avec Henri Djombo, ministre de l’économie forestière et du développement durable, le lundi 11 août 2014, l’ambassadeur de Chine, Guan Jian, a exprimé l’engagement de son pays à aider le Congo dans la lutte contre le braconnage, à mieux protéger la faune et la flore congolaises et à former des techniciens congolais en Chine pour transformer le bambou en des objets utiles.

En effet, pour le diplmate chinois, la forêt congolaise, la plus grande du bassin du Congo, regorge d’un écosystème varié, qui nécessite une bonne protection. Les deux personnalités ont reconnu que cet aspect est très important pour le développement durable.

La Chine va apporter son assistance au Congo dans le volet de la protection de la faune et de la flore. La conservation, qui s’avère également un volet essentiel, sera prise en compte dans l’assistance de la Chine. Pour Guan Jian, cette question de conservation est une façon de gérer, raisonnablement, les forêts, en augmentant les capacités de reboisement. 

Concernant le volet formation, le diplomate chinois a fait savoir que des techniciens du Ministère de l’économie forestière seront formés en Chine, pour être capables de transformer le bambou en des objets utiles pour la population. Ces objets peuvent avoir plusieurs usages, surtout dans les zones rurales. A ce titre, le diplomate chinois a adressé une invitation au ministre de l’économie forestière et du développement durable, pour envoyer  des fonctionnaires participer à des séminaires de formation en Chine leur permettant d’acquérir les techniques de fabrication des objets de bambou.  Cette fois-ci, il y aura un réseau international de bambou et de rotin pour bien former des techniciens en la matière, afin d’augmenter leurs capacités de production, a poursuivi l’ambassadeur. Enfin, la Chine est prête à aider le Congo dans la lutte contre le braconnage, a confié Guan Jian. 

Il faut rappeler que la diversité biologique est à la base du fonctionnement des écosystèmes et la disponibilité des services écosystémiques est essentielle pour le bien-être humain. Par conséquent, la perte constante des ressources naturelles constitue un danger perpétuel pour les Etats africains, avec des conséquences majeures sur le bien-être actuel et futur de l’humanité. 

Selon l’évaluation des écosystèmes pour le millénaire, les deux tiers des écosystèmes de la planète connaissent un stade avancé de dégradation. Les questions de préservation de l’environnement, en général, et des bassins forestiers tropicaux du monde, en particulier, sont, les plus, préoccupantes, en ce début du 21ème siècle. Bon nombre d’espèces animales et végétales sont de plus, en plus victimes d’une pression effrénée, qui menace, dangereusement, les équilibres écologiques mondiaux. Parmi les espèces les plus menacées, figurent, au premier plan, le rhinocéros et l’éléphant d’Afrique, espèces emblématiques, en voie d’extinction.

Cette menace est due au commerce international des cornes pour la première, et de l’ivoire, pour la seconde, deux produits dont la demande est de plus en plus, croissante, au niveau international, notamment dans certains pays d’Asie. Il en est de même de certaines  espèces de la flore africaine, menacées d’extinction ou non, faisant l’objet d’une exploitation illégale et d’un commerce international illicite.

Par Jrang An@go.

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Congo Terminal : Signature d’une convention pour la formation des étudiants par l’alternance

Photo : Les signataires de la convention.

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Dans le cadre du développement durable et de la responsabilité sociétale des entreprises,  la société Congo Terminal, filiale du groupe Bolloré et concessionnaire du terminal à conteneurs du Port autonome de Pointe-Noire, s’est engagée dans la formation par l’alternance des jeunes étudiants congolais. Cela s’est formellement concrétisé par la signature d’une convention de partenariat, le 7 août 2014, avec quatre écoles de formation supérieure et professionnelle de la commune de Pointe-Noire. 

Créée en juillet 2009 avec, au départ, environ 250 agents, la société Congo Terminal emploie, actuellement, près de 675 personnes, avec l’ambition d’arriver, à terme, à 1200 salariés. Avec une telle croissance, la société a mis en place une politique forte de ressources humaines, puisque nécessitant de nombreuses compétences capables de favoriser sa croissance et son développement. C’est donc dans ce contexte que Congo Terminal a initié et signé, sous la houlette de son Directeur général, M. Michel Antonelli, un partenariat avec quatre Ecoles/instituts de formation professionnelle et/ou technique de Pointe-Noire. Ces écoles ont été sélectionnées sur la base de la qualité de leur formation, de leur projet pédagogique et de leur notoriété. Il s’agit de l’Institut Ucac-Icam (ex-Istac), de l’Ecole supérieure de technologie du Littoral, de l’Ecole supérieure de commerce et de gestion (D.g.c Congo), et, enfin, du Centre d’éducation, de formation et d’apprentissage (Cefa) en mécanique auto, une école de la Chambre de commerce de Pointe-Noire.

Cette convention de partenariat a pour objet, de favoriser une meilleure insertion professionnelle des jeunes formés dans ces écoles, à travers l’acceptation en stage (alternance), puis, éventuellement, leur recrutement au sein de l’entreprise où ils pourront faire carrière.

Cette  politique intègre tout à fait celle du groupe Bolloré qui a fait du développement actif des territoires dans lesquels il est implanté, l’un des principaux axes de développement de sa politique R.s.e. «Notre responsabilité sociétale est de favoriser les talents par la formation et donc de donner la possibilité aux étudiants de trouver de l’emploi. C’est pourquoi il nous a semblé important de formaliser la coopération avec ces écoles, d’officialiser un partenariat déjà actif avec les établissements dont nous prenons les stagiaires. Nous avons associé le Gouvernement à cet acte, par le biais du Ministre ici présent, qui est la tutelle des activités de Congo Terminal dans le port», a relevé M. Michel Antonelli. 

A tour de rôle, M. Didier Mavouenzela, Président de la Chambre consulaire de Pointe-Noire, M. Dinassa Kilendo, Directeur général délégué de D.g.c-Congo, et M. Servet Biyoko, Directeur général adjoint d’E.s.t-Littoral, ont remercié Congo Terminal pour cette initiative. Entendu que la signature de cette convention garantit l’alternance et donc des connaissances pratiques aux étudiants de leurs écoles respectives. Un cadre relationnel gagnant-gagnant qui, d’une part, permettra à Congo Terminal de s’assurer les compétences dont il a besoin  et, d’autre part, aux écoles d’optimiser le processus de spécialisation dans la formation de leurs étudiants.

Dans le même élan et dans une métaphore bien à propos, le Ministre Martin Parfait Aimé Coussoud-Mavoungou a précisé: «Avec la signature de ce partenariat, Congo Terminal marque le terminal de la théorie seule, pour la lier à la pratique. Monsieur le Dg de Congo Terminal, votre volonté de donner une autre dynamique à la formation de nos jeunes étudiants  est tout à fait remarquable. Vous avez tracé le chemin que d’autres entreprises devront suivre». Plus largement, Congo Terminal poursuit, à travers ce partenariat, l’objectif de contribuer à l’amélioration des conditions des familles et des communautés dont ces derniers dépendent.

Par Jrang An@go.

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Ministère des hydrocarbures : Les entreprises des secteurs pétroliers amont et aval rappelées à l’ordre

Photo : les officiels.

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Il a été donné au ministre des hydrocarbures, d’une part, et au ministre du travail et de la sécurité sociale, d’autre part, de constater l’inobservation, par les entreprises du secteur pétrolier et leurs sous-traitants, des directives gouvernementales relatives à l’installation et au fonctionnement des sociétés, ainsi qu’à l’attribution et l’exécution des marchés de prestation de services. De ce fait, les deux ministres avaient adressé, le 7 juillet 2014, une note circulaire aux directeurs généraux des entreprises sus citées, leur rappelant les prescriptions légales y afférentes. 

En fait, le rappel à l’ordre lancé par le ministre des hydrocarbures et le ministre du travail et de la sécurité sociale aux entreprises des secteurs pétroliers amont et aval est consécutif à une menace  de grève qui a  prévalu dans le secteur pétrolier, au cours des mois de juin et juillet derniers, suite à certains motifs de récrimination sur les salaires, les primes, le non versement des cotisations sociales à la C.n.s.s (Caisse nationale de sécurité sociale), alors que les retenues sont opérées sur les salaires des travailleurs à la source, et bien d’autres griefs à l’encontre de certaines entreprises du secteur pétrolier et parapétrolier. Depuis 2012, l’intersyndical du secteur pétrolier avait, d’ailleurs, attiré l’attention des pouvoirs publics, sans succès.

Pour prévenir les troubles sociaux dans ce secteur hautement stratégique et à la suite de plusieurs réunions tenues à Brazzaville, le gouvernement a mis en place une commission interministérielle, afin de recueillir, auprès des entreprises du secteur pétrolier, toutes les informations permettant d’aller vers des solutions durables. Le lancement de ce travail de collecte d’informations a fait l’objet d’une rencontre à Pointe-Noire, entre une délégation multi-départementale, conduite par Serge Bouiti-Viaudo, directeur de cabinet du ministre des hydrocarbures et les représentants des entreprises du secteur pétrolier et parapétrolier.  

A cette occasion, Serge Bouiti-Viaudo a rappelé à chacune des parties présentes les responsabilités des uns et des autres: «Les entreprises pétrolières qui sont les donneurs d’ordre doivent veiller à ce que leurs sous-traitants travaillent et se conforment à la loi. Ces entreprises prestataires doivent respecter la réglementation en vigueur et créer les bonnes conditions de travail. Les syndicats sont dans leur rôle de s’assurer que les droits des travailleurs sont préservés. Il y a des dysfonctionnements et nous sommes là pour redresser les écarts et voir comment faire évoluer la réglementation en vigueur. La loi en préparation sur la promotion du secteur privé va prendre en compte tous les contours du sujet, ainsi que les aspects liés au local content». C’est pour ainsi dire le début d’un audit social lancé par le Ministère des hydrocarbures, dans le secteur pétrolier où les entreprises sous-traitantes et prestataires de services se sont distinguées par l’inobservation des lois et règlements en matière des droits des travailleurs.

Pour mémoire, on retiendra que la note circulaire interministérielle rappelle, entre autres, que la priorité d’embauche est réservée aux nationaux ainsi que leur formation, tout comme la priorité pour la réalisation des travaux et fournitures et aussi la participation des nationaux au capital social des sociétés. Sans oublier l’observation stricte des prescriptions du code du travail, du code général des impôts, des changes, etc. La campagne de collecte d’information est donc lancée et on en attend les résultats, pour bien apprécier la réalité de ce secteur qui est l’un des plus importants de l’économie nationale pouvant jouer un rôle majeur dans la lutte contre le chômage dans le pays.

Par Jrang An@go.

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Ministère de l’agriculture et de l’élevage : La F.a.o appuie la filière manioc, à travers l’approche C.e.p

Photo : Dieudonné Koguiyagda.

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Le lancement du Projet «appui à la promotion de la filière manioc en République du Congo à travers l’approche C.e.p (champs-écoles-paysans)» a eu lieu, mercredi 16 juillet 2014, à Brazzaville, au cours d’un atelier de formation, sous le patronage de Jean Fulgence Mouangou, directeur de cabinet du ministre de l’agriculture et de l’élevage, en présence de Dieudonné Koguiyagda, représentant de la F.a.o (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture).

160 millions de francs Cfa, c’est le montant de ce projet, dont l’objectif est de  contribuer à la sécurité alimentaire à travers la production durable du manioc, et renforcer l’armature du programme national manioc, par la consolidation du dispositif participatif de diffusion des paquets technologiques aux petits producteurs.

Dans son mot de circonstance, à l’ouverture de l’atelier, Jean-Fulgence Mouangou a donné la quintessence du projet: «Ce grand programme de développement de la culture du manioc prévoit, rien que pour la saison agricole prochaine, l’installation de trois mille hectares de parc à bois qui nous serviront à distribuer des boutures, à travers la  République. L’approche C.e.p permettra aux animateurs, à chacune des parties prenantes, de confronter les connaissances traditionnelles aux itinéraires techniques modernes liés au développement de la culture du manioc».

Dans sa phase pilote, le projet concerne les départements de la Cuvette, des Plateaux, du Pool et de la Bouenza. Au total, 360 producteurs des ménages ruraux, organisés en groupements formels ou non formels de 12 districts et 36 villages ciblés, seront impliqués dans ce programme d’envergure natio-nale. «Le gouvernement de la République a pris l’option d’amplifier ce programme, parce que le manioc représente, pour nous, plus qu’un aliment, c’est un symbole», a ajouté le directeur de cabinet du ministre de l’agriculture et de l’élevage. Il a, de ce fait, demandé aux bénéficiaires du projet, de mettre toute leur technicité en action, afin de produire plus et rendre cet aliment de base disponible à la portée de tous les Congolais. Il s’agira, aussi, de promouvoir le principe  «produire plus avec moins», par la gestion durable des écosystèmes; promouvoir les structures de crédit auto-gérées,  pour favoriser l’autofinancement, mobiliser l’épargne rurale et faciliter l’accès aux crédits des petits producteurs, puis renforcer les capacités des encadreurs de base et des animateurs endogènes.

Rappelons que le C.e.p est un système participatif de transfert de technologies aux producteurs, et de renforcement de leurs capacités à prendre des décisions par rapport à la gestion intégrée de leurs champs, dans les conditions écologiques et socio-économiques locales.

Le principal partenaire technique et financier de ce projet, la F.a.o, a réaffirmé sa volonté d’accompagner le gouvernement congolais dans cette lourde et exaltante mission de mettre sa population à l’abri de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Dans son mot de circonstance, lors du lancement de ce projet, Dieudonné Koguiyagda a exhorté les cadres nationaux des entités décentralisées du Ministère de l’agriculture et de l’élevage, à s’approprier les acquis dudit projet, qui va durer deux ans, et dont l’objectif principal est l’atteinte des O.m.d (Objectifs du millénaire pour le développement), notamment l’objectif numéro 1 portant sur la réduction, de moitié, du nombre de personnes souffrant de la faim dans le monde.

Par Jrang An@go.

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Ministère de la pêche et de l’aquaculture : Le groupe espagnol Nork va investir au Congo, pour développer le secteur de la pêche

Photo : Pendant l’entretien avec la délégation espagnole.

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Un partenariat en perspective entre le Congo et l’Espagne pourrait être conclu dans les mois à venir. En effet, une délégation du groupe espagnol Nork, spécialisé dans la chaîne de la pêche, conduite par son directeur général, Javier Aramburu, a séjourné au Congo, du 22 au 23 juillet 2014, pour s’enquérir de la situation réelle de la pêche dans notre pays. Au cours de son séjour, la délégation du groupe Nork a été reçue en audience par le ministre de la pêche et de l’aquaculture, Bernard Tchibambéléla, pour évoquer le partenariat avec le Congo, dans le domaine de la pêche.

Spécialisé dans le domaine de la pêche, la construction des chambres froides, bateaux et ports de pêche, le groupe espagnol Nork a, déjà, fait ses preuves dans des pays comme le Maroc et l’Angola. Il est venu préparer un cadre de coopération en matière de pêche au Congo, pour une période de 5 ans. Il y aura des projets à court, moyen et long termes, a dit, en substance, le ministre de la pêche et de l’aquaculture. «En ce qui concerne les projets à court terme, nous avons demandé à la société Nork de nous aider à construire des marchés de poissons, avec des chaînes de froid, le long de la colonne vertébrale de Pointe-Noire, jusqu’à Ouesso, afin de valoriser le poisson et de le rendre consommable au niveau du consommateur. Nous avons aussi demandé à cette société de nous aider à venir installer, ici au Congo, une unité de fabrication de pirogues en fibre de verre, pour remplacer  les pirogues en bois; mais aussi de construire des bateaux de pêche à fond plat, pour intensifier la pêche au niveau continental», a confié le ministre Tchibambelela.

Après avoir étalé tout le potentiel dont regorge son ministère (205 mille km2 de territoire hydraulique; 60 mille km2 de zones  économiques explosives et 46 mille km2 de plateaux continentaux), le ministre Bernard Tchibambéléla a souhaité que tout ce potentiel soit exploité dans le sens de l’intensification du capital, en utilisant des moyens de pêches modernes,  qui cadrent avec le projet de société du président de la République. «Nous avons besoin d’augmenter l’offre halieutique, pour combler les quarante mille tonnes de déficit en poissons. Pour cela, nous devons donc intensifier les pêcheries au niveau continental où nous avons des ressources importantes, mais aussi au niveau maritime. Et le poisson, une fois rendu consommable, pourra être valorisé, grâce à l’installation des usines de fabrication de conserves de poissons», a-t-il dit.   

Un transfert de connaissances est aussi envisagé, dans le cadre du futur accord. «Même si les entraves existent au niveau des ressources humaines, ils ont accepté de nous accompagner dans la formation des ressources humaines. Une école est même prévue à Mossaka, et c’est avec les Espagnoles que cette école sera bâtie», a-t-il poursuivi.   

Signalons qu’outre les entretiens avec le ministre Tchibambéléla, la délégation du groupe Nork a effectué une visite sur le terrain, notamment au port de Yoro, à Brazzaville, au port d’Oyo, dans le département de la Cuvette, où le groupe espagnol envisage de construire le plus grand marché de poissons en Afrique centrale; et le port maritime de Pointe-Noire. 

Notons qu’une délégation congolaise effectuera, également, une visite en Espagne, au mois de novembre prochain, «afin que nous puissions commencer nos projets, en 2015», a conclu Bernard Tchibambéléla. Visiblement ému du constat fait sur le terrain, le directeur général de ce groupe reste optimiste. «Nous avons fait le constat sur les lieux de pêche ici au Congo, et c’est ce constat qui va nous permettre d’analyser et projeter mieux le plan qu’on pourra faire ici», a déclaré Xavier Aramburu.

Par Jrang An@go.

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