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Laurentine Milongo : « Je salue la détermination de la population pour participer à l’opération de salubrité Boko, ville propre »

28 sept

Photo : Laurentine Milongo.

L’administrateur-maire de la communauté urbaine de Boko, dans le Pool, Laurentine Milongo, parle dans une interview exclusive aux Dépêches de Brazzaville, des différentes activités qu’elle mène dans sa circonscription administrative. Elle a salué l’implication déterminante des habitants de sa localité à l’opération de salubrité.

Les Dépêches de Brazzaville : Madame le Maire, qu’avez-vous réalisé depuis votre installation dans votre circonscription administrative ?

Laurentine Milongo : J’ai pris mes fonctions le 21 avril dernier. J’ai hérité d’une ville qui a subi les affres des guerres civiles à répétition que notre pays a connues. J’ai trouvé un village quasiment dans les herbes et avec plusieurs maisons abandonnées. Dès que j’ai été en place, j’ai résolu de m’attaquer, dans un premier temps, à la propreté du village en initiant une opération dénommée « Boko, ville propre ». Tous les habitants de la localité ont participé massivement à cette initiative. Chacun a accepté de désherber devant chez lui.

LDB : Pouvez-vous nous faire le point, à mi-parcours, de cette opération de salubrité ?

L.M. : Boko retrouve petit à petit son éclat et les gens sont contents maintenant d’habiter dans une ville propre. Mais la volonté des habitants est réduite du fait qu’ils ne disposent pas de matériel aratoire. Je suis heureuse toutefois des résultats obtenus avec les moyens du bord. La ville est devenue plus agréable, surtout à l’approche de la célébration de la fête de l’indépendance. La nouvelle image de Boko attire déjà certains.

LDB : Nous avons lu, dans la presse locale, que vous n’étiez pas bien accueillie à Boko. Qu’en est-il exactement ?

L.M. : Il n’en est strictement rien du tout. Vous savez que les gens se plaisent à raconter parfois des choses non fondées. De telles informations peuvent être à l’origine des conflits. Il y a des personnes qui me portent à Boko, dans la mesure où mon défunt mari a été pendant dix ans le député de la localité. Et pendant tout ce temps, j’étais indirectement au service de la population de Boko. Tout le monde sinon presque m’apprécie. J’ai été agréablement surprise après ma nomination, qu’un groupe de sages soit venu me voir pour m’exprimer sa disponibilité à travailler avec moi. J’ai ainsi formé un conseil des sages. Je sais que cette institution n’est pas prévue par la loi dans le cadre du fonctionnement d’une communauté urbaine. Je suis par ailleurs en bon terme avec les chefs de quartiers qui sont mes collaborateurs les plus immédiats.

LDB : Vous êtes la femme d’une ancienne figure influente de l’opposition congolaise. Aujourd’hui, vous travaillez avec le pouvoir. Une certaine opinion pense que vous êtes traitre. Qu’en dites-vous ?

L.M. : Lorsqu’une République s’administre sans l’opposition, on a une dictature. Or, le Congo n’est pas une dictature et le président de la République, Denis Sassou N’Guesso, a prouvé qu’il n’était pas dictateur. Je sais que j’étais la femme d’un ancien responsable de l’opposition congolaise. Mais, mon défunt mari faisait de l’opposition constructive. Si le pouvoir fait des choses appréciables, l’opposition ne doit pas les critiquer pour faire plaisir à ses militants. L’opposition est un contrepoids important au pouvoir. Une opposition constructive aide le pouvoir à revoir ses méthodes de travail. Elle apporte dans ce sens un plus dans le fonctionnement de l’État. Le président de la République a pensé qu’il fallait une femme de l’opposition parmi les administrateurs-maires des communautés urbaines. Je ne peux que féliciter cette volonté d’administrer la République avec toutes les tendances politiques.

LDB : Comment les forces vives de Boko se préparent-elles pour le centenaire de la localité ?

L.M. : Le centenaire de Boko est préparé par les habitants de la localité. Dans le cadre de cet événement, ils se sont regroupés en associations privées. Ce n’est pas l’État qui parraine la préparation du centenaire.

LDB : Un mot sur la municipalisation accélérée du Pool prévue en 2012 ?

L.M. : Tous les habitants du Pool ont applaudi ce choix du chef de l’État porté sur leur département. La municipalisation accélérée favorisera la modernisation de cette partie du pays. Elle incitera les populations à produire davantage et contribuera à l’amélioration qualitative de leurs conditions de vie.

LDB : Avez-vous un message à l’endroit de la population de Boko ?

L.M. : Je salue sa détermination pour l’opération « Boko, ville propre ». Je l’encourage à agir ainsi pour le développement de notre village. Le président de la République avait initié les communautés urbaines dans la perspective de les transformer en des villes à part entières. On ne peut y arriver que par le travail.

Propos recueillis par Roger Ngombé et Parfait Wilfried Douniama

par Jrang An@go.

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